Un groupe de professeurs du Laboratoire de communications et d’intégration de la microélectronique (LACIME) de l’ÉTS a collaboré à la conception d’un nouveau sous-système d’isolation contre les vibrations en microgravité (MVIS) avec l’Agence spatiale canadienne. Le MVIS produit un champ magnétique capable de maintenir en suspension un contenant de dimension moyenne à l’intérieur duquel peuvent être effectuées diverses expériences scientifiques. Cet appareil était à bord de la navette Atlantis qui a décollé en février dernier et a été installé dans la Station spatiale internationale. Le bruit et les vibrations sont importants à l’intérieur de cette station. Les systèmes de ventilation, l’amarrage d’engins spatiaux et même le travail des astronautes font parfois vibrer le complexe de recherche orbital. Ces vibrations peuvent nuire aux expériences scientifiques vouées à l’étude des effets de la microgravité. Le MVIS permet d’éviter que les expériences subissent ces effets nuisibles. Lorsqu’il aura été installé dans la station, les expériences menées à l’intérieur du nouvel appareil, comme celles qui portent sur l’écoulement des fluides, la croissance de cristaux et le développement d’alliages métalliques, ne seront plus soumises aux secousses et aux vibrations. Afin de contrôler les électro-aimants générant le champ magnétique du MVIS, il fallait pouvoir échantillonner le signal des accéléromètres de façon très précise. C’est ce qu’ont réussi les chercheurs du LACIME en mettant au point des convertisseurs analogiques numériques d’extrême précision pour le MIVS. Le MVIS précédent avait une plage dynamique de 100 décibels, alors que le nouveau couvre 140 décibels. Dans le cadre de cette recherche, les professeurs Jean Belzile, François Gagnon et Naïm K. Batani, du Département de génie électrique, ont déposé le brevet High-Precision Digital to Analog Converter. Les professeurs Ammar B. Kouki, René Jr Landry et Claude Thibeault ont également participé aux travaux de recherche.

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